Du centre de Babylone émergera la nouvelle Babel où les hommes parleront le même langage pour bâtir ensemble. La tour ne sera alors plus une arme dirigée vers les cieux dans l'intention de vaincre mais un passage, une voie vers l'Absolu. Ainsi la grande ville ne sera plus mère des abominations mais déesse de beauté car c'est la beauté qui sauvera le monde.

La proto-Babel n'était que le prélude à un perfectionnement des hommes qui construiront la néo-Babel. C'est ce perfectionnement qui doit transformer la vision apocalyptique, cette figure féminine néfaste de Babylone en une véritable déesse. Je me sers de mon histoire pour exprimer une conviction du bien: toutes les nations tel un seul peuple réuni dans une construction commune. Azakim sort du littéralisme pour comprendre que Babel ne doit pas être considérée comme un point géographique mais comme un processus d'évolution humain guidé par la volonté d'un Dieu universel.

Ce dessin est certainement le plus important pour moi car il finalise un long travail en fixant ma conception de la beauté: la déesse incarne par sa beauté physique la beauté d'un idéal, d'une humanité unifiée et pacifiée.